Non à la destruction du peuple palestinien

NON A LA DESTRUCTION DU PEUPLE PALESTINIEN

NON A LA DESTRUCTION DU PEUPLE PALESTINIEN

Depuis le 7 octobre 2023, nous vivons un enchainement tragique. Ce jour-ld, l'attaque du Hamas a tué plus de 1 200 personnes en Israél - en majorité des civiltes - massacré-es sauvagement.

Mais cette tragédie ne justifie en rien la réponse de |'Etat israélien : une offensive massive, indiscriminée et planifiée contre la population civile de Gaza.

En plusieurs mois, Gaza est devenue une zone invivable :

plus de 50 000 mort-es, plus de 1,7 million de déplacé-es. Un territoire rasé, privé d’eau, d’électricité, de soins. Les hépitaux sont détruits. De nombreuses ONG humanitaires témoignent d’une famine organisée. Médecins Sans Frontiéres évoque une situation “hors de toute humanité”.

Les journalistes sont aussi la cible des bombardements et snipers israéliens. Depuis un mois, l'armée israélienne a tué plus de 500 palestinien-nes sur les sites de distribution de l'aide humanitaire.

En janvier 2024, la Cour Internationale de Justice a reconnu un risque plausible de génocide, et a exigé des mesures immédiates pour protéger la population civile. Israél ne les applique pas.

Le 20 mai 2024, le Procureur de la Cour Pénale Internationale a demandé des mandats d’arrét internationaux contre plusieurs responsables du Hamas et contre Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant, ministre de la Défense israélien, pour crimes de guerre et crimes contre I'humanité. Ces actes incluent la famine comme méthode de guerre, les attaques contre des civils.

Pendant ce temps, des dizaines d’otages israélien:nes enlevé-es le 7/10 par le Hamas sont toujours & Gaza, nombre d’entre elleux ont été assassiné-es depuis.

Netanyahou et son gouvernement les ont sacrifié-es, réprimant les manifestations des familles des otages et n’écoutant pas leurs revendications premiéres. Toutes les semaines, des milliers d'lsraélien-nes, Juif-ves et Arabes, descendent dans la rue pour demander un cessez-le-feu immédiat.

Des centaines de soldats et d’officiers de réserve de l'armée israélienne, d’anciens chefs d'état major, d’anciens cadres des services de renseignement dénoncent la politique du gouvernement Netanyahou et la maniére dont la guerre est menée.

ll y a quelques semaines, B. Netanyahou a déclaré publiquement que l'armée israélienne allait prendre le contréle sécuritaire total et permanent sur Gaza. Une déclaration qui revient 4 assumer une politique de nettoyage ethnique. Nous le disons clairement : cette fuite en avant est un crime contre les droits humains, une négation du droit international.

En Cisjordanie, la situation est tout aussi alarmante. Depuis octobre, plusieurs centaines de Palestinien‘nes ont été tué-es par l’armée israélienne ou des colons armés. Les expulsions s’intensifient, les terres sont volées, les communautés déplacées. L’occupation s'aggrave, malgré son illégalité reconnue depuis des décennies.

Nous, Juives et Juifs de gauche, refusons que nos histoires et identités servent d'instrument politique d’un pouvoir criminel fasciste.

Nous continuerons de refuser les assignations identitaires et combattrons celleux qui voudraient rendre les Juif-ves du monde coupables de la politique israélienne. Mais nous déplorons qu’au nom de notre judéité, nombre de personnalités, organisations, associations se refusent 4 critiquer la politique de cet Etat. Que par attachement 4 I'existence de ce pays, certain‘es se refusent a comprendre et @ avoir ne serait-ce qu'un mot d’empathie concernant la souffrance du peuple palestinien, et encore moins lui témoigner un réel soutien.

Refusons que la Shoah, l'affaire Dreyfus, les pogroms et la lutte contre l'antisémitisme servent a justifier des crimes de guerre, 4 étouffer toute critique légitime de la politique israélienne, et soient instrumentalisés comme tel par le gouvernement d’extréme droite israélien.

Nous dénongons la complicité silencieuse d'une partie des institutions juives communautaires frangaises. Notre devoir n'est pas d'étre les porte-voix d’un gouvernement d’extréme droite. C'est d’étre fidéles & notre histoire, et a notre attachement aux valeurs humaines, nos valeurs de justice, de dignité, d’égalité.

Nous combattrons toujours |l’antisémitisme, y compris lorsqu’il se cache derriére un faux soutien 4 la cause palestinienne. Mais nous refusons qu'il soit instrumentalisé pour justifier l'injustifiable.

Nous continuerons de porter les voix palestiniennes et israéliennes qui agissent pour un avenir commun, libéré de |'occupation, du racisme et de l’apartheid dans les territoires occupés, de la colonisation et de la volonté destructrice d’annihiler l'autre.

Nous n‘oublierons jamais la mémoire des vies fauchées : pour les dizaines milliers de gazaoui-es hommes, femmes et enfants sacrifié-es et tué-es par des criminels de guerre, la mémoire des civil-es israélien-nes assassiné-es le 7/10 et aux otages toujours détenures.

Nous ne laisserons pas notre histoire tre utilisée pour justifier un nettoyage ethnique. Nous nous tiendrons aux cétés de toustes celles et ceux qui luttent pour la justice, la liberté et la paix. Contre l'antisémitisme, contre |'ishamophobie, contre tous les

racismes.

Pour la paix.