Appel à manifester le 22 mars

Appel à la mobilisation contre le racisme, l’antisémitisme et l’extrême droite : manifestation du 22 mars

Le 22 mars, nous serons dans la rue.

L'urgence est absolue.

Les actes racistes et antisémites explosent, la parole haineuse se libère chaque jour un peu plus dans les médias et le champ politique. Celleux qui se présentent comme un rempart contre l'extrême droite en préparent en réalité l'arrivée au pouvoir. En multipliant les offensives réactionnaires, le gouvernement pave la voie à l'extrême droite et normalise son discours. Face à cette situation, nous devons affirmer un bloc uni, antiraciste et antifasciste pour faire front contre ces dérives et contre celleux qui les alimentent.

Mais l’antiracisme ne peut être à géométrie variable. On ne peut prétendre combattre le racisme et l'extrême droite si l'on refuse de prendre en compte l'antisémitisme avec la même rigueur et la même exigence. Nier ou minimiser l'antisémitisme, c'est trahir le combat antiraciste.

C'est oublier que l'extrême droite prospère toujours sur cette haine et qu’elle l’a utilisée à chaque moment clé de l’Histoire, mais aussi à l'occasion d'instrumentaliser une lutte aussi essentielle que l’antisémitisme à des fins racistes quand la gauche ne se montre pas unie pour constituer un bloc antiraciste clair.

Nous, collectif Golem, alertons sur une autre menace et ce depuis que ce collectif existe : une partie de la gauche, en refusant de reconnaître ses propres erreurs sur l'antisémitisme, participe à sa banalisation. Récemment, une caricature de Cyril Hanouna a ravivé les pires souvenirs des dessins antisémites de l’Allemagne nazie des années 30. Ce qui aurait dû susciter une condamnation immédiate et unanime n’a donné lieu qu’à un sursaut tardif et partiel.

Il est temps d’en finir avec les ambiguïtés et les aveuglements. Être antiraciste et antifasciste, c'est affronter toutes les formes de racisme, sans distinction, sans hiérarchisation, en reconnaissant aussi les erreurs du passé.

La mobilisation du 22 mars est celle de la société civile, des associations et des organisations antiracistes engagées contre l’extrême droite. Elle ne doit pas être instrumentalisée par celleux qui, par leurs ambiguïtés ou leur inaction, ont failli sur ces combats. Nous serons dans la rue pour rappeler l’urgence de la situation, dénoncer l’offensive réactionnaire et raciste du gouvernement, et affirmer avec force que nous resterons en première ligne dans la lutte contre l’antisémitisme, d’où qu'il vienne.

Le 22 mars, soyons nombreux·ses. Contre le racisme. Contre l’antisémitisme. Contre l’extrême droite.

RDV devant l'Intersport République à 14h.